Ella Mievosky
Résidence de recherche, du 2 oct. 2025 au 28 fév. 2026
Cette résidence de cinq mois a constitué une expérience profondément structurante dans mon parcours.
J’ai d’abord eu le plaisir d’investir le premier étage de cette maison singulière, à la fois compartimentée et étonnamment évidente pour moi. Un lieu habité, presque animé d’une présence, dont la qualité de lumière et la circulation entre les quatre pièces ont progressivement trouvé un écho avec mon propre fonctionnement mental. À la manière des analyses développées par Gaston Bachelard, la maison s’est révélée comme une structure à la fois physique et mentale, où chaque pièce correspond à un état de présence : lieu de monstration, espace de retrait, atelier de la matière, ou zone plus diffuse liée à l’inconscient.
Cette configuration m’a permis d’alterner entre production, expérimentation et présentation, tout en me confrontant au rythme exigeant d’une restitution mensuelle. Au fil du temps, une forme d’accord s’est instaurée entre le lieu et moi — jusqu’à ce que celui-ci fasse corps avec ma pratique. Cette relation attentive à l’espace constitue un élément essentiel de mon travail : comprendre un lieu, le respecter, composer avec ses contraintes plutôt que de les effacer. Il ne s’agit pas d’imposer, mais d’installer, d’écouter, de faire avec. La moquette orange, les teintes jaunes ou les motifs floraux n’étaient pas des obstacles, mais des données à intégrer.
La résidence a également été un espace de rencontres et de partages précieux. Elle a donné lieu à une forme de communauté, fragile et mouvante, mais essentielle. Je tiens à remercier chaleureusement Mathias, Raphaëlle, Joris, Jonathan et Jeanne, ainsi que toutes les personnes venues échanger et partager ces moments de travail. Enfin, l’accompagnement attentif et bienveillant de Marie et Chloé a
été déterminant tout au long de cette expérience.
Le dispositif sonore « Mon monde », expérience immersive à partir de mes scripts hypnotiques, a été une manière de proposer aux visiteurs une expérience de perception élargie à travers un état de conscience modifié. Pièce finale du parcours, elle devient le début d’une deuxième perception des œuvres, associant alors le regard induit des caméras de surveillance à celui, plus flottant, d’une personne hypnotisée.
Ella Mievosky
Photos © Christel Montury
Cette résidence de cinq mois a constitué une expérience profondément structurante dans mon parcours.
J’ai d’abord eu le plaisir d’investir le premier étage de cette maison singulière, à la fois compartimentée et étonnamment évidente pour moi. Un lieu habité, presque animé d’une présence, dont la qualité de lumière et la circulation entre les quatre pièces ont progressivement trouvé un écho avec mon propre fonctionnement mental. À la manière des analyses développées par Gaston Bachelard, la maison s’est révélée comme une structure à la fois physique et mentale, où chaque pièce correspond à un état de présence : lieu de monstration, espace de retrait, atelier de la matière, ou zone plus diffuse liée à l’inconscient.
Cette configuration m’a permis d’alterner entre production, expérimentation et présentation, tout en me confrontant au rythme exigeant d’une restitution mensuelle. Au fil du temps, une forme d’accord s’est instaurée entre le lieu et moi — jusqu’à ce que celui-ci fasse corps avec ma pratique. Cette relation attentive à l’espace constitue un élément essentiel de mon travail : comprendre un lieu, le respecter, composer avec ses contraintes plutôt que de les effacer. Il ne s’agit pas d’imposer, mais d’installer, d’écouter, de faire avec. La moquette orange, les teintes jaunes ou les motifs floraux n’étaient pas des obstacles, mais des données à intégrer.
La résidence a également été un espace de rencontres et de partages précieux. Elle a donné lieu à une forme de communauté, fragile et mouvante, mais essentielle. Je tiens à remercier chaleureusement Mathias, Raphaëlle, Joris, Jonathan et Jeanne, ainsi que toutes les personnes venues échanger et partager ces moments de travail. Enfin, l’accompagnement attentif et bienveillant de Marie et Chloé a
été déterminant tout au long de cette expérience.
Le dispositif sonore « Mon monde », expérience immersive à partir de mes scripts hypnotiques, a été une manière de proposer aux visiteurs une expérience de perception élargie à travers un état de conscience modifié. Pièce finale du parcours, elle devient le début d’une deuxième perception des œuvres, associant alors le regard induit des caméras de surveillance à celui, plus flottant, d’une personne hypnotisée.
Ella Mievosky
Photos © Christel Montury