“États d’influence”
Emmanuelle Roule
Exposition du 14 septembre au 20 novembre 2020


Emmanuelle est artiste et designer. Elle a fondé en 2007 à Paris son studio de création, développant une approche transversale et pluridisciplinaire entre l’objet, l’image et l’espace.

Elle a également été membre permanent du collectif d’artistes plasticiens Le Parti Poétique de 2007 à 2016. Elle y a notamment co-çoncu en 2009 le projet de La Banque du miel, démarche artistique à portée environnementale qui a essaimé dans le cadre de résidences et d’expositions en France, en Europe et au Japon. Après avoir mené un cours de design global à la Haute École d’Art et de Design à Genève, elle enseigne depuis 2019 à l’école l’ENSCI-Les ateliers à Paris.

Elle a exposé et collaboré avec Brutal_ceramics, Amélie Maison d’art, la boutique À Rebours de la Fondation d’art Lafayette anticipations, les marque de prêt à porter Forte Forte, Jacquemus, Kenzo...

Elle initie depuis 2019, un projet de recherche appliquée nommé Patrimoine vivant autour du matériau terre et des possibles, qui questionne nos modalités de production et de construction d’espaces, de mobilier, d’objets dans un contexte économique, écologique bouleversé et en mutation. Ce processus se développe dans le cadre d’une résidence menée au Maroc aux côtés des dernières tribus de femmes potières dans les montagnes du Rif à l’invitation de l’association française memori_lab ; et en France, plus particulièrement autour des rives de la Méditerranée.

Emmanuelle Roule développe un travail de recherche et d’expérimentation autour du matériau terre. Une approche du design et du faire, pensée de manière multidisciplinaire et empirique ; où la matière et ses propriétés intrinsèques ainsi que le processus de transformation tiennent une place centrale dans la conception.
Des objets conçus à mi-chemin entre l’artisanat et l’art contemporain, avec une dimension architecturale, qui posent la question de notre rapport à l’environnement, à la nature et aux processus de fabrication.

Une pratique qui explore au travers du modelage et du bâtir, le volume, que ce soit via l’objet, l’espace, en lien avec la géographie de la forme. Elle est pensée comme l’organisation spatiale de phénomènes qui se manifestent dans un environnement et façonnent des espaces. Elle renvoie au notion d’interdépendance, d’altérité, de connexion à un milieu, à un territoire, à la nature et son évolution, que sont le changement climatique et de la disparition des ressources. Travailler la terre pose la question d’un perpétuel va-et-vient entre un matériau ancestral, des savoirs-faire séculaires et son inscription dans la création contemporaine comme une matière aux usages multiples, avec une forte dimension environnementale et durable.


En partenariat avec Moly-Sabata Résidences d’artistes Fondation Albert Gleizes.



Photos ©David Desaleux