118 / AVRIL À MAI

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Conversations Montréal l Lyon

 

@ la Galerie Tator 
Thomas BÉGIN : Crypto-codeur: station mobile
Jean-Pierre AUBÉ : 31 soleils (Dawn chorus) 

@ la Factatory
Philippe ALLARD : Migration sédentaire

 

Exposition › 09.04.18 › 31.05.18
Vernissage › 06.04.18 › 18h

 

Sur une proposition de Marthe Carrier et Chloé Grondeau, en partenariat avec la Galerie B-312 (Montréal, Canada)

 

Initié par les commissaires Marthe Carrier et Chloé Grondeau, la Galerie B-312 (Montréal) propose Conversations, un projet d’expositions ancré dans la réciprocité, au sein duquel Lyon et Montréal se rencontrent afin de mettre l’emphase sur leurs territoires respectifs. Ces deux scènes artistiques jouissent d’une importante reconnaissance publique. Cette proposition transatlantique témoigne d’une pluralité de médiums et d’un éventail d’artistes à différentes étapes de leur carrière. Elle prend la forme de deux séries d’expositions présentées dans plusieurs lieux simultanément, d’abord à Lyon ce printemps, et à Montréal par la suite. A Lyon, quatre centres d’art et deux lieux de résidence accueillent deux commissaires et huit artistes montréalais. Cinq expositions sont à découvrir du 5 avril au 31 mai 2018. 

 

Avec Crypto-codeur : station mobileThomas Bégin propose une œuvre où la rotation et l’entrechoquement des matériaux bruts génèrent un ensemble sculptural mobile et sonore singulier. L’installation se compose de 8 pierres suspendues par des fils, tel des mobiles, qui viennent percuter une roche centrale, tournant sur une plateforme rotative motorisée. Ce dispositif autonome s’apparente également à un instrument de musique bruitiste dont les mécanismes permettent la production de sons cristallins, tout en exploitant les propriétés acoustiques de l’espace d’exposition. Dans leur giration respective, chacune des pierres rencontre à la fois des points de friction et de moindre résistance. Leur équilibre binaire s’ajuste en fonction de leur masse, de leur forme et de la qualité de leur surface. Une composition sonore émerge de cette tension et se structure, suivant un lent jeu d’équilibre dynamique.

Thomas Bégin aime en parler comme d’une tentative de retranscription d’un système électronique, par le truchement d’une structure volontairement archaïque, en somme une invitation à la régression électronique

 

Créée par Jean-Pierre Aubé31 soleils (Dawn Chorus) est une installation composée d’une pièce vidéographique et d’un travail sonore. Totalement immersive, elle est le fruit de l’observation du lever du soleil couplé aux basses fréquences émises par les ondes radiophoniques à cet instant précis de la journée. Empruntant – comme à son habitude – aux méthodes scientifiques les procédés de collecte de données, l’artiste capte durant 31 jours ces « énergies » soumises à l’amplitude du champ magnétique terrestre. Les apparitions des stations radio sont ainsi enregistrées à l’aide d’un logiciel, d’une antenne et d’une radio usb, puis compilées dans une base de données. Par la suite, le logiciel crée alors pour chaque jour, ce que Jean-Pierre Aubé nomme une image/graphique qui permet de « visualiser », les variations de ces ondes induites par le soleil.

L’image de l’astre diurne quant à elle fût saisie à l’aide d’un télescope solaire dont l’optique ne laisse filtrer que la lumière rouge, traduction visuelle de sa composante principale : l’hydrogène. À travers ce dernier, le soleil devient dès lors monochrome et revêt les traits d’un objet formel apocalyptique.

 

La pratique de Philippe Allard s’ancre dans le bâti des villes. Monumentale, presque toujours exécutée dans l’espace public, chaque intervention exacerbe le lieu depuis lequel elle prend forme. À la Factatory, dans les friches jouxtant les voies de circulation ferroviaire et à proximité des modules temporaires offerts en résidence, l’artiste propose Migration sédentaire, une œuvre qui interpelle notre rapport à la mouvance, aux frontières et aux déplacements. Philippe Allard investit le lieu en lui adjoignant des abris de fortune : caravanes aériennes, juchées sur pilotis, qu’on peut explorer, s’approprier. Leur élévation hors sol n’est pas sans rappeler les cabanes d’enfants. L’absence d’assises en fait aussi des maisons mobiles. Jeu, voyage, déplacement. Habitacles qu’on occupe temporairement. Espaces de vie implantés au cœur d’un espace de recherche. Dialogues. Écho.

 En même temps, ces constructions érigées sur une terre en friches rejoignent l’actualité. Partout en Europe, dont en France, on voit s’élever tentes et autres abris de misère. Crises de réfugiés humanitaires, climatiques et politiques. Déplacement des populations. Dans le contexte actuel des mouvements migratoires, comment poser les balises d’accueil ? Comment en gérer le flux ? Quelles positions défendre ? La sédentarité est-elle un luxe ? Deviendrons-nous tous des migrants ? 

 

Avec le soutien du Conseil des Arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des Arts de Montréal, du Ministère des Relations internationales et de la Francophonie du Québec / Fonds Emérillon de coopération franco-québécoise et de l'Institut français / Ville de Lyon.

 

Photos © David Desaleux

 

Programme complet de Conversations Montréal l Lyon à télécharger

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