GALERIE TATOR

DESIGN ET ART CONTEMPORAIN

Accueil du public et médiation :
du lundi au vendredi, de 14h à 19h

36 rue d'Anvers 69007 Lyon
T / 33 (0) 4 78 58 83 12
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120 / SEPTEMBRE A NOVEMBRE

 

La pantoufle invertie

Charlie Boisson

 

Expositions du 17 septembre au 23 novembre 2018

Vernissages, le vendredi 14 septembre, à partir de 18h

 

Sur une proposition de Mickaël Roy, en partenariat avec Bikini (15 rue de la Thibaudière, 69007)

 

Dans la pratique plasticienne d’assemblage que poursuit Charlie Boisson, des fragments d’objets de la société de production pré-industrielle et industrielle se mêlent et s’emmêlent à ceux de la société de consommation technologique. A tel point qu’il n’est pas aisé d’en reconnaître ni l’origine ni l’usage passé ou actuel. C’est dire que nos modes de vie sont frappés régulièrement d’une fulgurante obsolescence et même d’une amnésie, dans le même temps que les désirs d’objets et des fonctions de confort ou de plaisir domestique qu’ils appellent dans nos sociétés contemporaines développées et rompues au principe de production et de progrès, se renouvellent perpétuellement comme la marque d’une obsession, d’un plaisir ou d’une névrose de la confection et de la possession, c’est selon. A l’occasion de cette double exposition personnelle à la galerie Tator et à Bikini, le corpus des compositions hybrides faites de matériaux artisanaux et mécaniques pour partie récupérés s’élargit en de nouvelles préoccupations : à travers La pantoufle invertie, Charlie Boisson livre des espaces - installations desquels émerge pour tout dire une certaine érotique des objets et des formes de vie ainsi chinées, collectionnées et mises à vues, tantôt triviales comme les marqueurs anthropologiques et anthropocentriques de fonctions, de métiers et de modes révolus, tantôt métaphoriques comme les témoins d’un attachement physique et affectif pour des artefacts qui appellent par procuration la projection de certaines associations d’idées qui dépassent le registre de l’avouable. Par mécanisme de retroussement du réel et de passage du monde des objets vécus à celui des manipulations fantasmées, de dissimulation partielle, d’imbrication et d’ interpénétration, les sculptures ouvertes qu’imagine Charlie Boisson dans un état d’éveil mû par le désir de côtoyer et de faire co-exister des objets dépourvus de chair et qui cependant s’épousent les uns les autres — qui d’un corset, d’un embauchoir ou d’un triboulet —, disposent au total des états incomplets d’un corps référent toutefois absent. Empruntant à la fois aux registres du féminin et du masculin, les images qui apparaissent, et qui par réminiscence ou extrapolation désignent éventuellement une pantoufle ou un talon, l’aiguille d’une quenouille, la structure d’une colonne vertébrale ou d’un membre viril, sont celles que l’esprit convoque par culture, tant il semble que l’intelligence humaine ne puisse considérer tout à fait le monde des objets sans le concevoir à son image. (...)

Mickaël Roy, août 2018.

EN PARALLÈLE & À VENIR »

 
Actuellement @ la Factatory
 
Les résidents :
 
Au sein du 9-6-3
 
A partir du 7 septembre: Pauline Jacquelin, artiste plasticienne et Félicien Bonniot, vidéaste/scénariste (issus de l'Ecole des Beaux-Arts de Nantes)
 
 
Au sein du 3-6-3
 
Depuis le 2 juillet: Elodie Elsenberger & Maxime Prangé, designers, (issus de l'ESAD, Reims)
 
 
 
Prochaine ouverture de la Factatory, le vendredi 28 septembre, à partir de 18h15.
 

Ci-joint le lien vers le journal édité par l'artiste photographe David Desaleux, suite à sa résidence "Gigot Bitume" (juin/ juillet 2018), sur le chantier des Massues (Lyon 5ème), en partenariat avec Linkcity, Bouygues Construction et la ville de Lyon!

Lien à télécharger

 

 

*** Le nouveau site de la galerie est encore en travaux… visiter les archives 1994-2009

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